L’odyssée technologique de Jimmy Boulianne en terres québécoises

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En 1997, tout comme Ubisoft s’installe dans le quartier du Mile End à Montréal, à 250 kilomètres au nord-est, Jimmy Boulianne conclut ses études à l’Université Laval à Québec.

Le jeune diplômé, qui rêve encore au son des vagues qui ont marqué son enfance passée encore plus au nord, en banlieue de Sept-Îles, reçoit son bac en génie électrique, mais ce qui le fascine déjà c’est la télécommunication.

« Pendant que je faisais mon bac, je programmais déjà, dit-il. J’étais un autodidacte de la programmation. Depuis les débuts je suis toujours à envoyer des paquets quelque part ; j’ai toujours eu cette passion pour tout ce qui était lié à l’internet et à la connexion. »

Jimmy continue donc son trek en télécommunications vers le sud et s’installe à Montréal, où il œuvre dans l’industrie quelques années, pour enfin, en 2003, franchir le seuil d’Ubisoft Montréal. « Je suis un gamer. Je trouvais ça intéressant d’essayer de jumeler mes passions et de travailler avec différents profils, de solliciter plus de créativité. » Il est le troisième programmeur réseau embauché par le studio et le premier à se joindre à l’équipe de Splinter Cell: Chaos Theory (2005), un thriller d’espionnage qui transforme le visage des jeux d’action furtive.

« J’ai été chanceux, dit-il. Splinter demeure un des plus grands jeux de l’histoire de notre studio. Mais en plus, c’était un des premiers jeux à offrir du multijoueur en coop online. Il y a eu du gros hype. On est venu activer une nouvelle expérience de jeu qui n’existait pas avant. On était les premiers. »

De fil en aiguille, Jimmy poursuit chez Ubisoft Montréal une série de postes qui lui permettent d’approfondir son expertise dans le monde des jeux vidéo en ligne, d’une génération de consoles à une autre. Hormis Splinter Cell, il contribue aussi aux marques Rainbow Six et Assassin’s Creed, entre autres. En 2012, il devient le directeur du groupe Technology Group Online, un service interne dédié aux technologies qui connectent nos joueurs entre eux et aux services online d’Ubisoft.

« Dans l’online, il y a un besoin réel qui évolue sans cesse, affirme-t-il. Ce que j’aime de la culture chez Ubi, c’est que j’ai eu la chance d’occuper différents rôles, de vivre plusieurs vies, en ce sens et d’innover. On est entouré d’opportunités. »

Et justement, en 2016, tout comme Jimmy présente à la direction d’Ubisoft son projet de création d’une équipe pour travailler sur l’évolution de l’aspect online des jeux., il découvre la grande volonté d’Ubisoft d’investir en région. Le croisement et le timing sont fortuits.

« Mon père a toujours eu une fierté de créer des emplois, dit Jimmy. Je voyais la satisfaction qu’il ressentait, et je pense que j’aurais été malheureux si j’avais conclu ma carrière sans rapporter en région les expertises que j’ai acquises pour contribuer à la création de bons emplois. »

Après, le choix de la région du Saguenay s’est avéré assez facile.

« Avec ce flambeau Ubisoftien, je veux être capable d’innover en région, poursuit-il. La beauté du Saguenay, c’est qu’il y a une université avec de bons programmes, des gens avec du guts et de la passion, et une dynamique progressiste. Et en plus, on a un des plus beaux terrains de jeux à quelques minutes de la ville ! De la nature partout. »

« Il n’y a vraiment pas grand-chose qui manque. »

Y compris le son des vagues du fjord.



Jimmy en 12 jeux

Mon premier platformer, comme on dit maintenant, c’était sûrement Pitfall! sur Atari. J’aimais l’aspect « Indiana Jones ». Et j’ai évidemment beaucoup de souvenirs de Frogger et d’Asteroids sur Commodore VIC-20. Je n’avais pas facilement accès à des arcades à Sept-Îles, alors je jouais chez des amis.

Le premier jeu auquel j’ai vraiment été accroc, c’est Tetris sur Nintendo. Ça, c’est une location de jeu que j’ai souvent renouvelée.

Plus tard, j’ai découvert les King’s Quest, Space Quest et Leisure Suit Larry de Sierra, ainsi que Sid Meyer’s Civilization. Civ, je suis un grand fan depuis les touts débuts.

Et après, j’ai encore chez moi deux Nintendo Watch de Donkey Kong — on a mis des piles l’autre jour et ils marchent encore !

Ces temps-ci, je joue à Watch_Dogs 2, Rainbow Six Siege et Fallout 4. J’aime les jeux qui ont des mondes riches et un profond système de progression — et des contenus additionnels à découvrir.

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