Danny Wei: d’Auckland à Ubisoft Montréal

On dit souvent que tous chemins mènent à Rome, mais pour les passionnés de jeux vidéo, tous les chemins mènent à Ubisoft! C’est le cas de Danny Wei qui est passé de Auckland à Montréal. Regardons son parcours inspirant.

Je m’appelle Danny, et je travaille comme programmeur gameplay chez Ubisoft Montréal depuis un peu plus de deux ans. Je suis originaire d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, un petit pays célèbre pour ses magnifiques paysages, le Seigneur des Anneaux, la chanteuse Lorde et l’oiseau kiwi.

Laissez-moi vous raconter comment j’ai obtenu l’emploi de mes rêves chez Ubisoft Montréal.

L’attrait du monde du jeu vidéo

En commençant l’université, j’avais déjà décidé que je voulais intégrer l’industrie du jeu vidéo, et nourrissais l’espoir de travailler un jour pour une entreprise AAA. Mon diplôme en poche, j’ai postulé auprès de toutes les entreprises liées aux jeux vidéo que j’ai pu trouver dans le but de mettre un pied à l’étrier, et j’ai abouti chez Rush Interactive.

Rush était à l’époque une entreprise de technologie en pleine croissance menant divers projets intéressants. J’aimais bien mon travail là-bas, cependant, j’avais désespérément envie de jouer dans les grandes ligues. Je voulais concevoir des jeux AAA pour console plutôt qu’effectuer le portage de jeux.

Un jour, j’ai découvert qu’un poste dans mon domaine s’était ouvert chez Ubisoft Montréal. Cela m’a semblé être la chance d’une vie puisque j’étais un grand amateur des franchises d’Ubisoft comme Assassin’s Creed, Far Cry, Prince of Persia et Rayman contre les Lapins crétins. Alors, je me suis dit que je le regretterais si je n’essayais pas de postuler pour l’emploi de mes rêves. J’avoue que je n’étais pas très optimiste à l’époque, car je venais de loin, de l’autre côté de la planète.

L’appel de l’emploi de mes rêves

Une semaine s’est écoulée après ma demande d’emploi. J’ai ouvert ma boîte de courriels pour trouver un message de Matthew d’Ubisoft, qui me demandait si je souhaitais discuter. C’était une telle surprise que j’ai dû revérifier pour m’assurer que ce n’était pas quelqu’un qui se moquait de moi! Après cette vidéoconférence, un test de programmation en ligne et, finalement, un appel avec l’équipe de Far Cry, on m’a fait une offre!

J’étais surexcité et je n’arrivais pas à croire ce qui se passait. Cependant, il y avait un petit problème : l’équipe voulait que je sois à Montréal à peine deux semaines plus tard. J’en ai discuté avec ma femme et nous avons réalisé que ce n’était pas assez de temps pour emballer nos vies et déménager dans un tout nouveau pays. Tant de stress et d’émotions!

Un nouveau chez-soi

Ainsi, le 23 mai 2017, une semaine avant mon premier jour chez Ubisoft et après avoir parcouru 14 381 km en 30 heures, j’ai atterri à l’aéroport de Montréal. Tout le processus d’immigration s’est passé comme sur des roulettes. Luce-Claire, de la division Mobilité internationale d’Ubisoft, m’a aidé à organiser tout ce dont j’avais besoin pour la demande de visa, le logement temporaire et l’aide à l’intégration à mon arrivée.

Je n’étais jamais allé en Amérique du Nord auparavant. Et avec la précipitation du déménagement, je n’ai pas fait beaucoup de recherches. Ma femme et moi avons certainement fait un « acte de foi » en décidant de déménager à l’autre bout du monde!

Je ne m’attendais pas à ce que le français soit aussi répandu à Montréal. Les gens parlent français dans la rue, à la radio, à la télévision, même la signalisation est en français… Je dois admettre que j’ai eu peur qu’il soit difficile pour nous de nous adapter à de nouveaux emplois et de nous faire de nouveaux amis puisque nous parlions bien peu français tous les deux (je regrette maintenant de ne pas avoir été plus attentif pendant les cours de français au secondaire).

 

Entrer dans la famille Ubisoft

Mon premier jour de travail chez Ubisoft arriva enfin. Je me tenais devant l’énorme statue de Arno Dorian, (un personnage principal d’Assassin’s Creed) et c’était vraiment un moment irréel pour moi. Je n’arrivais toujours pas à croire que j’étais réellement ici et sur le point de commencer la première journée de mon travail de rêve : créer des jeux auxquels mes amis et moi jouons.

J’étais très impatient de commencer. Ce jour-là, j’ai rencontré mon chef d’équipe, Greg, et mon responsable technique, David, avec qui j’ai passé l’entrevue en ligne. Ils m’ont emmené dîner et ont été très sympathiques et accueillants. Pendant le repas, j’ai fait l’erreur de commander des chips plutôt que des frites (en Nouvelle-Zélande, on appelle les frites « chips ») et j’ai reçu un bol de croustilles pour accompagner mon hamburger. Une différence linguistique que je n’oublierai jamais! Ensuite, Greg m’a montré mon espace de travail au bureau et m’a présenté à l’équipe. Je me souviens clairement avoir essayé de contrôler mon excitation d’être là!

Saut dans le temps jusqu’à aujourd’hui

Les jours sont devenus des semaines, les semaines des mois, et cela fait maintenant plus de deux ans que je travaille chez Ubisoft. Aujourd’hui, j’ai vraiment appris à apprécier Montréal pour son ambiance artistique et ses habitants accueillants, mais par-dessus tout, parce que j’y ai trouvé une superbe carrière où je fais ce que j’aime le plus : créer des jeux AAA. Ma femme et moi sommes encore surpris par les petits détails, comme voir un écureuil dans la rue ou un raton laveur sur le mont Royal. Il y a toujours tant à explorer : le Vieux-Port et son charme à la française, les boutiques du centre-ville, et les saveurs des cafés et des restaurants branchés du Plateau.

Notre déménagement de la Nouvelle-Zélande à Montréal comportait certainement son lot de défis et d’inconnus. Est-ce que je prendrais la même décision si je retournais dans le passé? Sans hésiter.

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